"On s’attendait à cette décision. On est là depuis deux mois et on reste. On se relaye au niveau départemental, et avec des agriculteurs du Morbihan, d’Ile-et-Vilaine, de Vendée", commente Cyril Bouligand, agriculteur du collectif Copain, dans les colonnes de Presse Océan. Il fait partie des opposants à la construction de l'aéroport de Notre-dame-des-Landes qui occupent depuis plusieurs mois la ferme de Bellevue. La décision dont il parle ? Celle prise par le tribunal de Saint-nazaire, hier matin.
vendredi 29 mars 2013
Notre-Dame-des-Landes. La résistance se (ré)organise
Via letelegramme.com
Nouveau combat en vue à Notre-Dame-des-Landes. Le tribunal de
Saint-Nazaire (44) a autorisé l'expulsion des agriculteurs
anti-aéroports occupant la ferme de Bellevue. Sur place, la résistance
s'organise.
"On s’attendait à cette décision. On est là depuis deux mois et on reste. On se relaye au niveau départemental, et avec des agriculteurs du Morbihan, d’Ile-et-Vilaine, de Vendée", commente Cyril Bouligand, agriculteur du collectif Copain, dans les colonnes de Presse Océan. Il fait partie des opposants à la construction de l'aéroport de Notre-dame-des-Landes qui occupent depuis plusieurs mois la ferme de Bellevue. La décision dont il parle ? Celle prise par le tribunal de Saint-nazaire, hier matin.
"On s’attendait à cette décision. On est là depuis deux mois et on reste. On se relaye au niveau départemental, et avec des agriculteurs du Morbihan, d’Ile-et-Vilaine, de Vendée", commente Cyril Bouligand, agriculteur du collectif Copain, dans les colonnes de Presse Océan. Il fait partie des opposants à la construction de l'aéroport de Notre-dame-des-Landes qui occupent depuis plusieurs mois la ferme de Bellevue. La décision dont il parle ? Celle prise par le tribunal de Saint-nazaire, hier matin.
De Notre-Dame-Des-Landes à Dole-Tavaux : Stop aux aéroports de trop !
Rassemblement samedi 27 avril 2013 à partir de 12h
Près du rond-point de l’aéroport de Tavaux (Jura)
Utilisons l'argent public pour les besoins locaux des
habitants et non pour financer des compagnies privées (Vinci,
Ryanair...) qui détruisent la planète (terres agricoles,
émissions de CO2) et les droits sociaux (bas salaires,
conditions de travail « low cost »…).
- De 12h à 14h30 : cantine ouverte où chacun apporte sa spécialité, musique, prises de paroles pour faire le point sur les combats menés à Notre-Dame-Des-Landes mais aussi dans le Morvan (Erscia), autres mobilisations locales. Possibilité d'expositions temporaires si la météo le permet.
- 15h action sur le rond-point de l’aéroport de Tavaux et sur les grillages de l'aéroport décorés par une multitude de cartons peints ou de banderoles (apportez vos affiches colorées et de quoi les fixer).
Avec le soutien des collectifs «Dole-Tavaux, l’aéroport de trop » et du « Collectif Jura NDDL. Sauvons l’avenir, sauvons nos terres ».
[Manif à NDDL] Sème ta ZAD !
Rendre fertile ce qu’ils veulent rendre stérile :
Le 17 novembre nous étions 40 000 à reconstruire,
le 13 avril nous occuperons et cultiverons pour que la "Zone à Défendre" échappe au béton.
Appel
Depuis le 16 octobre, la résistance déterminée à l’opération
d’expulsion de la ZAD incarne un espoir : celui que nos vies, nos
habitats, nos champs ne soient plus broyés par les logiques marchandes
et par les visions stériles de l’aménagement du territoire. Plus de 200
comités locaux de solidarité ont fleuri ces derniers mois, et ici où là,
du bocage nantais aux autres zones à défendre, nous voulons de nouveau
envisager des victoires.
Le 17 novembre, nous avons montré que malgré l’invasion
policière, ils ne pourraient pas vider la ZAD de ses habitant-e-s et que
nous pouvions être 40 000 à revenir et reconstruire. Début janvier, une
assemblée agricole lançait un appel à projets sur les terres de la ZAD
expropriées par Vinci pour remettre en place les potagers détruits et
les démultiplier avec l’arrivée de nouveaux et nouvelles paysan-ne-s.
Vergers, blés, légumineuses, poules et potagers...une dizaines
d’initiatives s’élaborent d’ores et déjà.
Le début du mois d’avril sera un moment charnière : la fin de la
« commission de dialogue » proposée par le gouvernement pour « mieux
expliquer la nécessité de l’aéroport » signifiera le retour possible
d’opérations d’expulsions de grande ampleur. En face, la dynamique
d’occupation de la ZAD, relancée le 17 novembre dernier, se tourne à
présent vers des projets agricoles destinés à s’implanter dans la durée.
La remise en culture, en masse, des terres expropriées sera notre
manière de tirer le trait sur un dialogue fantoche – et de célébrer les
quelques mois passés à (re)construire, malgré l’incessante occupation
militaire des routes du bocage. Cette manifestation sera aussi une
manière de prendre de l’avance sur d’éventuels travaux en allant
s’installer sur une partie des terres menacées à court terme.
Cette manifestation sera le fruit de ce qui se compose
progressivement entre des paysans et des occupant-e-s venu-e-s
s’installer pour défendre la zone : défrichage et occupation des terres
maraîchères du Sabot en mai 2011, défense de la ferme du Rosier puis de
la Châtaigne à l’aide de plusieurs dizaines de tracteurs enchaînés en
novembre, occupation in extremis avant sa destruction de la ferme de
Bellevue fin janvier... Au-delà de ces quelques dates emblématiques,
la régularité des assemblées agricoles ainsi que les complicités nouées
au quotidien, aussi bien autour d’un repas que derrière une barricade,
ne cessent d’invalider les catégories fermées dont use le pouvoir pour
qualifier et diviser les opposant-e-s au projet d’aéroport.
Ce qui se joue aujourd’hui à NDDL rappelle et renouvelle
l’histoire dense de certains mouvements paysans locaux au cours des
décennies passées : liens forts avec les grèves et mouvements de 68,
actions directes face aux diktats de l’industrie, occupations de terre
contre les « cumulards »...
Forte de ce terreau, la manifestation du 13 avril, en écho à la
journée mondiale des luttes paysannes en appelle à une communisation des
terres et des pratiques. Nous entendons par là :
- une forme de partage en porte à faux avec les grandes concentrations agricoles et les freins posés à l’accès au foncier pour les projets d’installation paysanne.
- l’entraide, la mutualisation de moyens, d’outils, mais aussi les possibilités d’installations collectives
- un dialogue fécond entre savoir-faire agricole traditionnel et pratiques expérimentales, entre professionnel-le-s et paysan-ne-s hors-cadre.
- des réflexions communes autour de la question alimentaire : sur une production autonome en rupture avec les logiques agro-industrielles, sur les liens possibles avec Nantes et ses habitant-e-s.
- la capacité de relier la question agricole à des formes de vie, d’habitat et à des luttes sociales.
En pratique il s’agira, le 13 avril, de partir outils en mains
en plusieurs cortèges depuis les bourgs alentours et de converger sur la
ZAD pour se redéployer en direction des différents projets et chantiers
agricoles. Au programme et suivant les facteurs hydrométriques :
plantation de vergers, de haies et de bosquets aromatiques, pose de
ruches, défrichage, repiquage de semis, installation de structures
(serres, cabanes à outils...), drainage des terrains, nettoyage des
fossés, réparations des clôtures détruites durant les affrontements et
balisage des chemins forestiers... Seront aussi prévus des foires aux
semences, des expositions de variétés anciennes et aujourd’hui
clandestines, des discussions et ateliers autour des pratiques agricoles
– et en soirée, des fêtes, bals et banquets.
Nous invitons donc à cette occasion tou-te-s les opposant-e-s au
projet d’aéroport à se mobiliser. Venez fêter le retour du printemps et
montrons-leur qu’ici comme ailleurs, nous ne voulons ni de leur aéroport
ni du monde qui va avec. Rendre fertile ce qu’ils veulent rendre
stérile, là est notre force.
En résumé :
- 10h rv. fourche en main pour plusieurs cortèges depuis les bourgs alentours pour aller occuper les terres et commencer les chantiers
- à midi, chacun-e est invité à amener une tarte à partager.
- le soir, bal et banquets
(plus d’infos sur le site : zad.nadir.org/semetazad)
lundi 4 mars 2013
Péage gratuit contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes
Via MaCommune.info
Action péage gratuit
Dans le cadre
de la journée nationale d'action du 2 mars contre Vinci et les
bétonneurs, le Collectif bisontin contre l'aéroport de Notre Dame
des Landes a mené une opération - péage gratuit - à l'échangeur
de Valentin de l'autoroute A36.
Les
automobilistes ont été accueillis par une vingtaine de militants
qui leur ont remis un tract d'explication au sujet de ce projet
inutile, coûteux et destructeur qu'est l'aéroport de Notre Dame des
Landes. Ce projet sera réalisé par Vinci qui bénéficiera d'un
financement public. De ce fait, Vinci pourra réaliser des profits au
détriment des contribuables tout en dégradant leur environnement et
en détruisant des zones agricoles et naturelles. Ainsi, les profits
seront privatisés et les déficits prévisibles socialisés : une
fois de plus les contribuables paieront.
Le Collectif
bisontin remercie les automobilistes qui ont contribué à la
collecte de soutien aux opposants à l'aéroport de Notre Dame des
Landes.
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