Le Collectif
bisontin contre le projet d'aéroport de
Notre-Dame-des-Landes appelle à un grand
Rassemblement
Samedi 8 décembre à 15h30
Samedi 8 décembre à 15h30
Place du 8 septembre à Besançon
NON AU PROJET D
AÉROPORT !
D'où vient cette idée délirante?
Le site de
Notre-Dame-des-Landes (NDDL) au nord de Nantes a été
envisagé pour l’implantation d’un nouvel
aéroport, dès 1967, à une époque où la
croissance économique et l'arrivée du
Concorde faisaient rêver. Ce projet de
construction d'une plate-forme économique
« Grand Ouest », d’envergure internationale,
allant de Nantes à Saint-Nazaire qui ne
formeraient plus qu’une seule et grande
métropole, a été mis en veille par la crise
pétrolière des années 1970. Il a été
réactivé par le gouvernement Jospin en l'an
2000. La Déclaration d'Utilité Publique,
très contestable, est parue en 2008. Les
travaux doivent débuter en 2013 et la mise
en service est prévue pour 2017.
Pourquoi nous
jugeons le projet inutile, coûteux et
dangereux?
La France compte déjà 156 aéroports contre 45 en Allemagne. De plus, l'aéroport actuel de Nantes-Atlantique n'est exploité qu'à 80% et les aéroports voisins sont sous-exploités (celui d'Angers construit il y a 2 ans fonctionne à seulement 10% de sa capacité, ceux de Rennes et de Tours à 50% et 55%. Un aéroport de plus ne semble pas nécessaire !
La progression du trafic aérien s'est fortement ralentie à cause de la crise économique et de la concurrence du TGV sur les relations intérieures. De plus, la vocation internationale de NDDL n’a jamais été prouvée et le Concorde n'est plus.
La vraie motivation pour ce projet était de faciliter une vaste opération de développement urbain sur Nantes, à la périphérie de l'aéroport actuel. Plutôt que d'insonoriser les habitations et de construire une nouvelle piste qui permettrait d'éviter le survol de la ville, les collectivités veulent un deuxième aéroport. Néanmoins, Nantes-Atlantique devrait continuer à fonctionner pour les besoins de l’usine Airbus.
Des
légumes, pas du bitume !
La disparition de terres agricoles doit être stoppée rapidement. La construction de cet aéroport, des routes pour s’y rendre et des zones industrielles qui l’accompagneront transformerait des milliers d'hectares de terres cultivables en bitume.
Ce projet est contraire aux politiques annoncées concernant la lutte contre le réchauffement climatique, les économies d'énergie, la protection de la biodiversité et des écosystèmes qui doivent être des priorités.
La crise financière ne nous permet pas d'investir des centaines de millions d'euros dans un Partenariat Public/Privé qui n'a aucune utilité sociale mais qui bénéficierait surtout à la multinationale Vinci, maîtresse d’œuvre du projet.
Un vrai débat,
pas de la répression !
Depuis 2009, de
nouveaux habitants se sont installés dans
les espaces vidés de la Zone d'Aménagement
Différé (ZAD), rebaptisée Zone à
Défendre. Leur objectif est de
défendre les terres agricoles et les
écosystèmes. Depuis le 16 octobre 2012, le
gouvernement tente de les expulser en
détruisant, parfois illégalement, leurs
habitations.
Nous condamnons la
militarisation de la zone et la violence
des CRS lors des tentatives
d'expulsions. Le gouvernement ferait
mieux de prendre le temps d'écouter les
arguments des opposants.
